Jad Zahab origine parents
par Salima Bachar
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Jad Zahab, l’essayiste qui met la République face au miroir
Il y a des noms qui intriguent. Des visages qu’on a l’impression d’avoir déjà croisés — dans un débat, un article, une soirée où les idées volaient plus haut que les verres. Jad Zahab fait partie de ces figures. À 31 ans, il parle République, laïcité, citoyenneté, mais sans jamais ressembler à un professeur qui récite sa leçon.
Non. Lui, il cherche. Il contredit. Il cogne, parfois. Il interroge ce qu’on croit acquis. Et il le fait sans se cacher derrière des “il convient de noter que…”.
Des essais qui réveillent plus qu’ils n’expliquent
Deux titres, deux angles, une même colonne vertébrale : “La France est une chance” (2019), puis “Retrouver la République” (2021), tous deux publiés au Cherche Midi. Ce ne sont pas des livres pour rayonner dans les dîners en ville. Ce sont des textes qui sentent l’encre noire et le souci de comprendre. Zahab y parle de ce qu’on ne voit plus. Ce qu’on a perdu. Ou laissé filer.
La République, pour lui, n’est pas un logo. C’est un corps. Fatigué, cabossé, mais encore debout. Et peut-être qu’avec un peu d’audace, un peu de mémoire, et une sacrée dose d’honnêteté, on peut encore en faire quelque chose.
“Il faut réinventer une citoyenneté vivante.”
Il le répète souvent. Et on sent qu’il y croit.
Un parcours qui sent la moquette de l’Assemblée
Avant d’écrire, Zahab a arpenté. Formé à Sciences Po Lille, puis diplômé de l’École d’affaires publiques de Sciences Po Paris, il a bossé à l’Assemblée nationale, croisé les couloirs de la vie politique sans en devenir une ombre. Il a été membre du comité d’éthique de l’ANDRA, il a fondé le Parlement des Étudiants, il a frôlé les think tanks américains à Washington (Hudson Institute).
Et pourtant, il ne se revendique d’aucune chapelle. Il reste un électron libre. Mais un électron qui sait de quoi il parle.
Dans ses prises de parole, sur France Info, Public Sénat, BFMTV ou dans la presse (Huffington Post, Midi Libre…), il ne joue pas au commentateur. Il joue franc jeu. Il regarde les mots dans les yeux. Et il n’a pas peur du silence qui suit une phrase trop vraie.
La République comme obsession vivante
Il y a chez lui une volonté claire : réconcilier le peuple avec l’idée républicaine. Pas en récitant des maximes. Pas en sortant les drapeaux. Mais en retricotant le lien abîmé entre institutions et quotidien. En redonnant du sens à l’école, à la culture, à l’État, à la parole publique.
Et ça ne date pas d’hier. Depuis ses débuts militants, Jad Zahab porte les mêmes valeurs, parfois à contre-courant. Des valeurs qui le poussent à prendre des décisions fortes.
Une entrée en politique assumée, mais pas déguisée
Une entrée en politique assumée, mais pas déguisée
En octobre 2025, Gabriel Attal et Valérie Hayer lui proposent un rôle. Pas symbolique. Pas décoratif. Secrétaire national du parti Renaissance, en charge d’un mot explosif : laïcité.
Et il accepte.
Voici ce qu’il écrit, noir sur blanc :
« Fidèle aux valeurs que j’ai toujours portées dans mes engagements associatifs ou que j’ai toujours défendus dans mes différents ouvrages, j’ai accepté en octobre 2025 la proposition de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et la députée européenne Valérie Hayer de devenir Secrétaire national du parti Renaissance en charge de la laïcité. Dans la situation de crise multidimensionnelle que traversent la société et la démocratie françaises, il m’était impossible de refuser, tant les combats à mener sont nombreux. Issu de la société civile, résolument libre, je compte mettre toute mon énergie à bâtir et renforcer le nouveau contrat social dont notre pays a besoin, incarné au mieux, il me semble, par les aspirations de la Nouvelle République portée par le parti Renaissance. »
Une déclaration dense. Pas formatée. Pas creuse non plus. Juste ce qu’il faut de fermeté pour comprendre qu’il ne vient pas pour décorer l’organigramme. Il vient pour bâtir. Repenser ce qui unit, ce qui relie, ce qui tient encore debout. Avec une idée simple : on peut porter la République sans faire semblant. Et on peut le faire en restant libre.
Une parole qui dérange les confortables
Il le dit lui-même : on ne peut plus détourner le regard. Ni sur le racisme, ni sur la fracture sociale, ni sur l’oubli institutionnel. Il écrit pour celles et ceux qu’on n’écoute plus. Pas pour plaquer des concepts. Pour traduire l’invisible en phrases qui claquent.
Et quand il prend la plume, c’est pour rallumer des lumières.
Pas pour faire joli. Pour éclairer ce qu’on ne veut pas voir.
Quelle est l'origine de Jad Zahab?
Jad Zahab est Français. Libanais aussi. Les deux. Pas comme un drapeau qu’on agite à la douane. Plutôt comme une double ligne de faille. Une identité cousue à la main, entre la République laïque et la mémoire d’un pays au mille-feuilles communautaire.
Né en France, formé à la politique ici, il garde le Liban dans la voix, dans les silences, dans les non-dits aussi. Cette façon d’avoir grandi entre deux systèmes, deux langues, deux récits, ça marque un regard. Ça l’oblige à jongler entre l’universel français et les réalités plus complexes du monde.
Et peut-être que c’est là que ça commence, sa pensée. Dans ce balancement permanent, entre l’idéal républicain et les blessures de l’Histoire. Entre l’ordre rêvé et le chaos vécu.
Paris-Beyrouth. République-mémoire. Cohésion-fractures. Ça bouge tout le temps.
Et ça nourrit tout le reste.
Quelle est l'origine et la signification de Jad?
Trois lettres. Pas une de trop. Jad, ça ne traîne pas. Ça claque. Ça avance. Et ce n’est pas un hasard. Le prénom est d’origine arabe, très présent au Liban, justement, là où les racines de Zahab s’ancrent entre la mémoire des pierres et les voix dans la nuit.
Mais “Jad”, ce n’est pas juste un son sec. C’est un mot chargé. Dans la langue arabe, il veut dire “généreux”, “dévoué”, mais aussi “sérieux”, au sens de quelqu’un qui ne fait pas semblant. Quelqu’un qui va au bout. Qui ne fait pas de bruit pour rien, mais quand il parle, on l’écoute.
Un prénom comme un regard droit dans les yeux.
Et franchement ? Difficile de faire plus raccord. Jad Zahab, c’est exactement ça : une générosité dans l’analyse, un engagement qui ne joue pas à l’engagement. Une pensée qui ne se planque pas derrière les mots. Ça parle clair. Ça frappe juste.
Alors non, ce n’est pas un hasard. Ce prénom lui va comme un gant. Ou plutôt comme un mot qu’on aurait forgé exprès pour lui.
Quelle est l'origine et la signification du nom de famille Zahab?
Il y a des noms qui sonnent creux. Et d’autres qui laissent une trace, comme un bijou qu’on aurait chauffé à blanc. Zahab, en arabe, ça veut dire “or”. Pas l’or clinquant des vitrines. Plutôt l’or ancien, celui qu’on garde dans une boîte en velours, qui a traversé les générations sans jamais ternir.
C’est un nom court. Dense. Tranchant. Trois syllabes, et déjà une promesse. Une matière noble, un éclat sous la poussière, une valeur qu’on ne marchande pas. On le retrouve surtout au Liban, parfois ailleurs au Moyen-Orient — mais toujours avec cette même couleur dans la bouche : un mélange de chaleur et de solidité.
Et si on assemble le tout ? Jad (le sérieux, la générosité), Zahab (la richesse, la lumière)... ça donne une sorte de formule secrète. Un nom-prénom comme une phrase. Une sorte de programme.
Pas un titre de noblesse. Plutôt un rappel. Que tout ce qui brille ne vient pas d’un spot. Et que certaines voix, quand elles parlent, pèsent plus lourd qu’un lingot.
Comment suivre Jad Zahab sur Linkedin et X?

NB — À savoir
Cet article n’a pas été réalisé dans le cadre d’un entretien avec Jad Zahab.
Il repose sur l’analyse de sources publiques, croisées avec rigueur : ses ouvrages publiés, ses interventions médiatiques, ses déclarations officielles, ainsi que des contenus disponibles sur ses canaux professionnels.
Les propos rapportés ici ne sont pas des citations directes, mais une interprétation éditoriale fidèle de son positionnement et de son parcours.
À propos de Salima Bachar
Salima Bachar est autrice pour La Maison des Sultans. Elle écrit avec la mémoire du sable, la douceur des rituels anciens et la richesse des secrets glissés entre les fêtes lumineuses et les rêves qui veillent. Beauté, bien-être, maison, voyages… Ses textes célèbrent les gestes discrets, les traditions vivantes et les symboles qui traversent le temps. Entre matières naturelles et récits sensibles, sa plume relie l’intime à l’universel, avec une voix sensorielle et profonde.
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