Que dire quand on est triste en islam?

par Salima Bachar

Que ce soit pour retrouver la paix intérieure ou simplement pour alléger le poids de vos pensées, ces invocations sont là pour vous rappeler que vous n’êtes jamais seul(e) face aux épreuves. Alors, que dire quand on est triste en Islam pour retrouver force et espoir ? Découvrez les paroles et gestes qui peuvent vous apporter la sérénité dont vous avez besoin.

Ce qu'il faut dire quand on a besoin de réconfort

 

Lorsqu'on se sent triste ou angoissé en Islam, il est recommandé de faire appel à Allah et de chercher Son aide et Son réconfort. Voici quelques prières et invocations qui peuvent aider à apaiser les coeurs tourmentés :

  • "Hasbi Allah, La ilaha illa Huwa, 'alayhi tawakkaltu wa Huwa Rabbul 'Arshil 'Adhim" (اللهُ حسبي، لا إلهَ إلاَّ هُوَ، عليهِ تَوَكَّلتُ وَهوَ ربُّ العَرْشِ العَظِيم) Cette prière signifie "Allah me suffit. Il n'y a de divinité que Lui. Je mets ma confiance en Lui, et Il est le Seigneur du Trône sublime". Cette invocation est tirée du Coran (Sourate 9, verset 129) et peut être récitée pour trouver la paix intérieure et la force de surmonter les difficultés.

  • "Rabbanaa laa tuzigh quloobanaa ba'da idh hadaytanaa wa hab lanaa milladunka rahmah innaka antal wahhaab" (رَبَّنَا لاَ تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ) Cette prière signifie "Notre Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés, et accorde-nous de Ta part une miséricorde. Tu es Celui qui donne avec largesse". Cette invocation peut aider à demander la guidance et la miséricorde de Dieu.

  • "La hawla wala quwwata illa billah" (لا حول ولا قوة إلا بالله) Cette phrase signifie "Il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah". Elle peut être répétée pour se rappeler que toute force et tout pouvoir viennent de Dieu, et pour chercher la force et le soutien divin dans les moments difficiles.

 

Le sentiment de tristesse est-il évoqué dans le Coran?

 

Le mot arabe le plus souvent utilisé est "ḥuzn" (حُزْن), qui signifie chagrin, tristesse, affliction.

Et il revient plusieurs fois, associé à des personnages prophétiques. C’est fort, ça. Même les prophètes, les plus proches de Dieu, ont eu le cœur lourd.

🔹 Le Prophète Jacob (Ya‘qûb) : la douleur d’un père

C’est peut-être l’un des exemples les plus bouleversants.

Sourate 12, verset 84 (Yusuf) :

« Et il se détourna d’eux et dit : “Que mon chagrin est grand pour Joseph !” Et ses yeux blanchirent de tristesse, tant il était accablé. »

📌 Résumé : Jacob a perdu son fils. Il pense qu’il est mort. Il pleure tellement qu’il devient aveugle. Et pourtant, c’est un prophète. Il ne doute pas de Dieu. Mais il souffre.

💬 Leçon : pleurer n’est pas une faiblesse. C’est humain. Et le Coran le dit clairement.

🔹 Le Prophète Muhammad ﷺ : consolé par le Ciel

Oui, même lui. Il a connu la tristesse immense, surtout quand son peuple le rejetait.

Sourate 15, verset 97 :

« Nous savons certes que ta poitrine se serre à cause de ce qu’ils disent. »

Et que lui recommande Dieu ?

« Glorifie ton Seigneur par Sa louange, et sois parmi ceux qui se prosternent. » (verset 98)

💡 Dieu reconnaît la peine. Mais il ne dit pas "passe à autre chose". Il invite à la respiration, au lien, à l’apaisement.

🔹 Marie (Maryam) : seule et brisée

Dans la sourate 19, Marie, enceinte, seule, rejetée, crie son désespoir :

« Que je fusse morte avant cela, et que je fusse totalement oubliée ! » (verset 23)

Et là, miracle. Dieu la réconforte, apaise, lui fait pousser une source d’eau et un palmier à dattes.

🕊 Quand on touche le fond, le divin répond.

Le Coran interdit-il la tristesse ? Non. Mais...

Il y a un verset clé, souvent mal compris :

Sourate 3, verset 139 :

« Ne vous laissez pas abattre, ne soyez pas tristes ; vous êtes les supérieurs, si vous êtes croyants. »

Ce verset ne nie pas la tristesse. Il l’encadre. Il dit : "Tu es triste ? D’accord. Mais n’oublie pas qui tu es. Et vers Qui tu peux te tourner."

La tristesse est un passage, pas une fin

Le Coran ne nous enferme pas dans la douleur. Il nous tend la main pour la traverser. Sans jamais nous faire culpabiliser d’être touchés.

C’est rare, ça. Un texte sacré qui ne dramatise pas la souffrance, mais l’honore, et la met en mouvement.

À propos de Salima Bachar

Salima Bachar est autrice pour La Maison des Sultans. Elle écrit avec la mémoire du sable, la douceur des rituels anciens et la richesse des secrets glissés entre les fêtes lumineuses et les rêves qui veillent. Beauté, bien-être, maison, voyages… Ses textes célèbrent les gestes discrets, les traditions vivantes et les symboles qui traversent le temps. Entre matières naturelles et récits sensibles, sa plume relie l’intime à l’universel, avec une voix sensorielle et profonde.

📮 Un mot doux, une question, un souvenir à partager ?
Salima répond toujours : contact.lamaisondessultans@gmail.com

Retour au blog

1 commentaire

Assalamaleykoum,merci de m’apprendre les sciences islamiques…
Cordialement Assalamaleykoum

Ousmane OUATTARA

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.