Que faire le jour de l'Ascension avec les enfants ? Découvrez nos idées lumineuses !

par Salima Bachar

L’Ascension, ce jeudi qui tombe toujours à pic…

Il y a des jours fériés qui arrivent comme une pause dans le tourbillon. L’Ascension, avec son petit air de printemps suspendu, fait partie de ceux-là. Un jeudi en apesanteur, comme un jour entre parenthèses. On l’attend sans trop savoir pourquoi. Et quand il est là, on se retrouve face à cette question toute simple : qu’est-ce qu’on fait avec les enfants ?

Pas envie d’un jeudi sous la couette. Encore moins d’une journée d’écrans non-stop. Et si ce jeudi-là, on en faisait un vrai moment doux, joyeux, lumineux ? Voici quelques idées pour mettre de la magie dans l’ordinaire.

Fabriquer des bulles… géantes, savoureuses, imprévisibles

Vous avez déjà vu les yeux d’un enfant devant une bulle géante ? C’est un peu comme un feu d’artifice lent. Ça brille, ça flotte, ça éclate… et ça fait rire. On sort un seau, de l’eau, du liquide vaisselle, un peu de sucre ou de glycérine, une ficelle attachée à deux bâtons… et hop : la magie opère.

Le vent s’en mêle ? Tant mieux. Il les fait danser.

On peut même lancer un concours de bulles :

  • la plus grosse,

  • la plus rapide,

  • la plus capricieuse (celle qui refuse d’éclater).

Et si on prenait le temps de ne rien faire d’autre que regarder ? Juste ça. Des bulles qui s’envolent.

Une balade pieds nus… dans l’herbe ou dans les flaques

Oui, même si le temps est capricieux. Surtout si le sol est un peu humide, un peu frais. On enlève les chaussures. On sent la terre. L’herbe qui chatouille, la boue qui glisse, la caillasse qui surprend.

Marcher pieds nus, c’est un truc de liberté. Ça reconnecte. On ne court plus, on avance doucement. Chaque pas devient une surprise.

Et si on poussait l’expérience ? On organise un petit parcours sensoriel maison :

  • des feuilles sèches,

  • du sable,

  • un bac d’eau tiède,

  • quelques galets chauds au soleil.

Les enfants adorent. Les adultes aussi. Même ceux qui râlent au début.

Créer un mini autel de lumière à la maison

L’Ascension, ce n’est pas juste un jour férié. Il y a dans ce mot une idée d’élévation, de lumière, de lien avec quelque chose de plus haut. On peut s’amuser à faire un petit autel symbolique.

Pas besoin d’être croyant. Juste curieux.

On prend une jolie nappe, on y pose :

  • une bougie,

  • une fleur cueillie ce matin,

  • un galet trouvé au parc,

  • une photo qui compte,

  • un mot doux écrit ensemble.

L’enfant choisit ce qu’il veut y mettre. On peut y déposer un vœu pour la suite. Un souhait pour l’été. Une pensée pour quelqu’un qu’on aime.

Et puis on s’assoit devant, sans parler. Juste 2 minutes. Ça suffit parfois à ralentir le monde.

Cuisiner ensemble un gâteau qui ne ressemble à rien

Pas un truc Pinterest. Pas un gâteau de magazine. Non. Un gâteau qui déborde. Qui a une forme bancale. Mais qu’on fait ensemble, les doigts pleins de chocolat et les joues pleines de farine.

L’enfant casse les œufs (et parfois la coquille).
On goûte la pâte.
On rigole quand le robot éclabousse.

C’est une activité simple, mais dans les souvenirs d’enfance, elle laisse une trace. Le goût du sucre chaud. L’odeur de la vanille. Le silence pendant qu’il cuit. Et le moment où on le mange, encore tiède, sans attendre.

Même s’il est raté, il est parfait.

Se raconter des histoires… et en inventer

Il fait gris ? Il pleut ? Merveilleux. C’est le moment parfait pour se créer un cocon.

On éteint les lumières, on allume une lampe de chevet. On sort des draps, on fabrique une cabane. Et là, dans ce mini-théâtre, on lit.

Mais surtout, on invente.

Et si le nuage au-dessus de la maison était un vieux dragon fatigué ?
Et si la tétine perdue était devenue une sirène ?
Et si l’Ascension, c’était le jour où les objets prenaient vie ?

Les enfants ont cette facilité-là. Ils embarquent. Il suffit de les suivre.

Partir à la chasse aux sons

Les balades, on connaît. Mais si on écoutait au lieu de regarder ? Pas besoin d’aller loin. Un jardin, un square, une rue pas trop bruyante.

On ferme les yeux (pas trop longtemps quand même). Et on écoute :

  • un oiseau qui chante,

  • une branche qui craque,

  • une trottinette qui file,

  • le souffle du vent contre les volets.

On peut enregistrer les sons, les mimer, les dessiner, les nommer. C’est sensoriel, c’est drôle, et ça réveille un autre regard.

Ou plutôt une autre oreille.

Fabriquer des cartes postales à envoyer

Qui a dit qu’il fallait partir pour envoyer des cartes ? On prend du carton, des feutres, des ciseaux, du masking tape. Et on crée.

Chacun dessine un coin de sa journée. Un moment vécu. Un rêve. Un truc rigolo. Puis on écrit au dos un mot, une devinette, une phrase étrange. Et on les envoie. À la mamie. Au cousin. À soi-même.

C’est simple, oui. Mais quelle joie de recevoir une vraie lettre quelques jours plus tard.

Un peu comme si la journée ne voulait pas s’arrêter là.

S’essayer à une cérémonie… de rien du tout

On parle souvent de rituels dans les grandes fêtes. Mais pourquoi ne pas créer le vôtre ?

Une cérémonie du goûter. Une cérémonie de la chaussette retrouvée. Une cérémonie du silence de 14h12. Un truc absurde, symbolique, joyeux.

On peut allumer une bougie. Faire une danse bizarre. Dire un mot interdit d’habitude. Boire un sirop dans un verre à vin. Chanter faux exprès.

Les enfants comprennent très vite ce genre de jeu. Ils sentent que derrière le fou rire, il y a un petit secret : celui de donner du sens à ce qui n’en a pas toujours.

Et si on ne faisait… rien ?

Dernière idée, et pas la moindre : ne rien faire. Laisser l’enfant jouer seul. S’ennuyer un peu. Tourner en rond. Inventer une cabane sous la table. Parler à sa peluche comme à un roi.

On croit qu’il faut toujours proposer. Remplir. Stimuler.

Mais parfois, ce sont leurs silences qui fabriquent les souvenirs les plus forts.

Alors on peut juste rester là, avec eux, sans animer la journée. Sans agenda. Juste un regard, un rire partagé, un moment suspendu.

L’Ascension, cette journée qui n’a rien à prouver

Finalement, ce jeudi-là n’est pas comme les autres. Il flotte un peu. Il offre une pause dans les habitudes. Un espace vide, prêt à être rempli… ou pas.

Ce n’est pas un jour pour faire des choses parfaites. C’est un jour pour faire ensemble, dans l’imperfection, la tendresse, le désordre joyeux.

Une bulle, un gâteau, une histoire inventée, un silence partagé.

Et vous savez quoi ? C’est souvent dans ces jours-là que l’enfance déploie ses ailes les plus légères.

À propos de Salima Bachar

Salima Bachar est autrice pour La Maison des Sultans. Elle écrit avec la mémoire du sable, la douceur des rituels anciens et la richesse des secrets glissés entre les fêtes lumineuses et les rêves qui veillent. Beauté, bien-être, maison, voyages… Ses textes célèbrent les gestes discrets, les traditions vivantes et les symboles qui traversent le temps. Entre matières naturelles et récits sensibles, sa plume relie l’intime à l’universel, avec une voix sensorielle et profonde.

📮 Un mot doux, une question, un souvenir à partager ?
Salima répond toujours : contact.lamaisondessultans@gmail.com

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