Les 10 secrets de beauté des femmes qui vivent à Oman

Les 10 secrets de beauté des femmes qui vivent à Oman

par Salima Bachar

 

Imaginez-vous au cœur du désert omanais, où chaque grain de sable semble porter en lui les histoires millénaires d’un peuple. Sous ce soleil ardent, là où la chaleur pourrait paraître écrasante, les femmes omanaises savent depuis toujours comment préserver leur beauté. Ce n’est pas une quête de perfection superficielle, mais un art, un équilibre entre la nature et le corps. Comme on façonne une poterie à partir d’argile brute, elles sculptent leur éclat avec des gestes simples et des ingrédients naturels. Chaque soin, chaque rituel est comme un murmure transmis de génération en génération, une prière douce à la terre. À Oman, la beauté se tisse à travers des rituels précis, souvent oubliés ailleurs. Entre les huiles parfumées de rose, de jasmin ou de santal, et les infusions de plantes du désert, ces femmes révèlent des secrets intemporels qui, à l'image des dunes, résistent à l'épreuve du temps.

L'utilisation du frankincense (encens d'Oman)

Le Frankincense, ou encens, est un produit emblématique d'Oman, particulièrement de la région de Dhofar. Utilisé dans les soins de beauté, il est réputé pour ses propriétés anti-inflammatoires et rajeunissantes. Les Omaniennes l'utilisent sous forme d'huile ou le brûlent pour purifier la peau et relaxer l'esprit.

L'huile de dattes d'Al-Dakhiliyah

La région d'Al-Dakhiliyah en Oman est célèbre pour ses dattes, dont l'huile est utilisée pour ses bienfaits nourrissants pour la peau et les cheveux. Riche en nutriments, elle hydrate, adoucit et apporte de la brillance aux cheveux.

Le savon naturel des souks de Mascate

À Mascate, les souks vendent des savons naturels fabriqués localement, souvent enrichis d'ingrédients traditionnels comme l'huile d'olive, le frankincense et l'huile de dattes. Ces savons sont prisés pour leur douceur et leurs propriétés hydratantes.

Le henné d'Al-Batinah

La région d'Al-Batinah en Oman est connue pour sa production de henné de qualité. Utilisé traditionnellement pour les tatouages éphémères et la coloration des cheveux, le henné est également apprécié pour ses propriétés naturelles fortifiantes pour les cheveux.

L'eau de rose de Jebel Akhdar

Jebel Akhdar, célèbre pour ses cultures de roses, produit de l'eau de rose de haute qualité. Cette eau est utilisée comme tonique pour le visage en Oman, appréciée pour ses propriétés tonifiantes, hydratantes et apaisantes.

L'argile du désert pour purifier la peau

L'argile extraite des régions désertiques d'Oman est utilisée dans les masques de beauté pour ses propriétés nettoyantes et purifiantes. Elle aide à éliminer les impuretés de la peau et à réduire l'excès de sébum.

L'huile de nigelle des marchés locaux

L'huile de Nigelle, disponible dans les marchés locaux d'Oman, est utilisée pour ses bienfaits sur la peau et les cheveux. Elle est connue pour ses propriétés nourrissantes, hydratantes et réparatrices.

Les bains thermaux de Nakhal

Les sources chaudes de Nakhal offrent des bains thermaux naturels. Ces eaux, réputées pour leurs minéraux bénéfiques, sont recherchées pour leurs effets thérapeutiques sur la peau et le corps.

L'aloès verra des jardins omanais.

L'aloès Vera, cultivé dans les jardins d'Oman, est fréquemment utilisé pour ses vertus hydratantes et apaisantes. Son gel est efficace pour traiter les brûlures, les coupures et hydrater la peau.

Les thés aux herbes pour la santé intérieure

Les thés aux herbes, tels que ceux à base de menthe, camomille ou safran, sont consommés en Oman pour leurs bienfaits sur la santé globale et la beauté de la peau. Ces thés aident à purifier le corps et à améliorer la clarté de la peau de l'intérieur.

Foire aux questions : les secrets de beauté traditionnels des femmes d’Oman

Pourquoi l'encens (frankincense) est-il si sacré à Oman ?

Ce n’est pas juste une résine. C’est une mémoire. L'encens, là-bas, ne se brûle pas à la légère. Il purifie, oui. Mais il raconte aussi. Il soigne les peaux fatiguées, il allège les esprits lourds, il tisse un lien entre les femmes et la terre. À Oman, on le frotte parfois entre les paumes. On le laisse infuser dans des huiles tièdes. Et dans ce geste simple, presque invisible, il y a toute une tradition qui respire. C’est comme un fil d’or entre les générations.

L’huile de datte est-elle vraiment efficace pour la peau et les cheveux ?

Ah, cette huile... douce comme une promesse. Extraite des dattes mûries au soleil de la région d’Al-Dakhiliyah, elle enveloppe la peau comme une caresse lente. Les cheveux l’adorent aussi. Elle ne fait pas semblant : elle nourrit, elle répare, elle illumine. Les femmes la posent sur leurs pointes, la mélangent à leurs masques, ou l’utilisent seule, à l’ancienne. Pas besoin de flacon sophistiqué. Juste de patience. Et de confiance dans ce que la terre donne.

Que contient le fameux savon des souks de Mascate ?

Il sent les ruelles ombragées et le silence après midi. Ce savon, on ne le trouve pas sur toutes les étagères. Il est souvent roulé à la main, parfois encore un peu rugueux. Mais sa douceur est ailleurs : dans les ingrédients. Du frankincense broyé, de l’huile d’olive épaisse, de l’huile de datte parfois. Ce n’est pas un simple nettoyant, c’est un geste de soin. Un rituel humble, mais fidèle. On en ressort propre, oui, mais surtout... calme.

Le henné d’Al-Batinah est-il différent du henné classique ?

Il n’a pas la même odeur. Pas la même tenue. Et pas le même poids d’histoire. Le henné d’Al-Batinah a cette teinte chaude, presque terracotta, qui accroche la peau comme un souvenir ancien. Il soigne, il colore, il protège. Il est posé en silence, souvent entre femmes, pendant qu’on échange des anecdotes ou qu’on laisse le vent faire son œuvre. Ce henné ne sert pas à se transformer. Il sert à se retrouver.

Pourquoi l’eau de rose de Jebel Akhdar est-elle si réputée ?

Parce que là-haut, dans les montagnes, les roses ne poussent pas par hasard. Elles poussent lentement. Sous la brume. Dans le silence. Et cette lenteur se retrouve dans l’eau qu’on en extrait. Elle n’agresse rien. Elle apaise. Elle hydrate. Elle rafraîchit les jours brûlants. L’eau de rose, c’est comme un voile léger qu’on dépose sur le visage, juste pour se dire : je suis là, et je prends soin de moi.

À quoi sert l’argile du désert pour la peau ?

C’est brut. C’est rugueux. Et pourtant, c’est un miracle en poudre. L’argile du désert ne cherche pas à séduire. Elle vient pour nettoyer. Pour absorber le trop-plein. Comme une vieille amie honnête, elle enlève ce qui encombre : impuretés, excès de sébum, pensées confuses parfois. Mélangée à de l’eau de rose ou à une infusion d’herbes, elle devient masque. Et quand on la rince… c’est comme si le visage respirait pour la première fois depuis longtemps.

Pourquoi les Omaniennes utilisent-elles l’huile de nigelle ?

Parce qu’elles savent qu’elle protège. Cette huile noire, dense, presque mystérieuse, est un petit trésor de soin. Elle nourrit les pointes abîmées. Elle calme les rougeurs. Et elle sent une chose rare : la vérité. Pas de parfum trompeur. Pas de promesse creuse. Juste une efficacité ancestrale, transmise de mère en fille. Et ça, dans un monde où tout va trop vite, c’est une richesse qu’on ne trouve plus.

Que trouve-t-on dans les bains thermaux de Nakhal ?

Des silences. Des pierres chaudes. Et des eaux qui savent. Les sources de Nakhal ne sont pas juste chaudes. Elles sont habitées. Chargées en minéraux, elles soulagent les douleurs. Elles délient les tensions. Et elles invitent à faire pause. Les femmes y vont parfois entre amies. Parfois seules. Elles y trempent les pieds, elles y plongent le cœur. C’est un soin du corps, oui. Mais aussi une forme de retour à soi.

Quels sont les bienfaits de l’aloès vera cultivé à Oman ?

Il pousse dans la terre sèche. Il pousse dans le peu. Et c’est ce qui fait sa force. L’aloès omanais est franc. Son gel apaise les brûlures, hydrate les peaux les plus assoiffées. Il ne fait pas de bruit. Il agit. Comme un baume discret, qu’on applique sans en faire tout un rituel… mais qui fait du bien, profondément.

Pourquoi boit-on tant de tisanes à Oman pour la beauté ?

Parce que là-bas, la beauté ne s’arrête pas à la peau. Elle commence à l’intérieur. Les herbes — menthe, camomille, safran — ne sont pas choisies au hasard. On les infuse, on les respire, on les boit. C’est doux. C’est lent. Et c’est une autre façon de prendre soin. Pas pour paraître. Mais pour rayonner. Et ça se voit. Dans les yeux. Dans la peau. Dans l’énergie tranquille qu’on dégage.

À propos de Salima Bachar

Salima Bachar est autrice pour La Maison des Sultans. Elle écrit avec la mémoire du sable, la douceur des rituels anciens et la richesse des secrets glissés entre les fêtes lumineuses et les rêves qui veillent. Beauté, bien-être, maison, voyages… Ses textes célèbrent les gestes discrets, les traditions vivantes et les symboles qui traversent le temps. Entre matières naturelles et récits sensibles, sa plume relie l’intime à l’universel, avec une voix sensorielle et profonde.

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Salima répond toujours : contact@lamaisondessultans.com

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