Matthieu Hocque origine parents
par Salima Bachar
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Matthieu Hocque. L’ingénierie politique avec des tripes
Il y a des profils qui cochent toutes les cases. Et puis il y a ceux qui les arrachent, les froissent, et refont le schéma à leur manière. Matthieu Hocque, c’est un peu ça. Pas juste brillant. Pas juste structuré. Il a cette chose en plus. Un mélange rare d’intellect bien calibré, de terrain bien foulé, et de souffle.
Il ne fait pas semblant d’aimer la chose publique. Il la connaît. Il l’a vue de l’intérieur, du cœur, du cerveau, et parfois du ventre.
Un CV comme un plan d’attaque
À la loupe, son parcours pourrait ressembler à un manuel de stratégie. Consultant junior à Bordeaux dès 2019, avec déjà l’obsession de comprendre les systèmes. Pas ceux des machines. Ceux des hommes, des institutions, des engrenages un peu rouillés mais pas irrécupérables.
Chez Orange, il décortique les modèles de paiement mobile en Afrique. Là, on sent un autre truc : le sens du réel. Il ne pense pas juste depuis Paris. Il pense en latitude. En contraintes. En usages. Il pense avec les pieds dans la poussière et les yeux vers les datas.
Puis vient le Crédit Agricole CIB. Là, on touche à la haute voltige. Financement structuré, notation de risque, rendez-vous dirigeants… Il ne reste pas au fond de la salle. Il calcule, oui. Mais pas au rabais. Il voit large, anticipe, modélise. Pas pour briller. Pour faire tenir debout.
Capgemini : les années de trempe
Deux ans comme consultant, puis un an comme senior. Trois ans dans le grand bain du conseil public chez Capgemini Invent. Là où les discours se frottent à la mise en œuvre. Là où les feuilles de route ne sont pas que des PowerPoints mais des boussoles pour ministères en manque de cap.
Il y accompagne l’État sur ses mutations numériques. C’est technique ? Oui. Mais ce n’est jamais froid. Il y a dans ses missions cette obsession du sens. Du service public à la hauteur. De l’intelligence au service de l’action. Pas l’inverse.
Et surtout, il observe. Il note. Il assemble. Il comprend que ce qu’il veut faire… ce n’est pas seulement conseiller les politiques. C’est contribuer à les nourrir.
Le Millénaire, l’étape du fond
Alors, quand il rejoint Le Millénaire en septembre 2024 comme directeur adjoint des études, ce n’est pas une pause. C’est un engagement. Il entre dans ce think tank comme d’autres entrent en résistance. Pas contre un système, non. Mais contre l’oubli de ce qu’il pourrait être.
Ce qu’il construit là ? Des idées, oui. Mais pas des idées molles. Pas des idées formatées. Des réflexions qui mordent, qui dérangent, qui reconstruisent. Sécurité, décivilisation, souveraineté, école, migration. Des sujets brûlants qu’il n’enrobe jamais de sucre.
Et surtout, il dirige. Il co-dirige. Il anime une fabrique d’idées comme on tiendrait une forge. On tape sur le métal chaud. On affine. On écoute. On tranche. Et au final, ça donne des notes, des rapports, des tribunes qui marquent. Qui restent.
Ce qu’il construit là ? Des idées, oui. Mais pas des idées molles. Des idées qui mordent, comme dans cette tribune co-signée avec Maxime Kindroz pour Causeur, où il appelle à "passer le Kärcher" — non pas comme une formule-choc, mais comme un appel à sortir l’action publique de son coma.
Son style ? Une main ferme dans une manche en lin
Quand on l’écoute, ce n’est pas une tirade. C’est un fil. Une tension. Il parle comme on tient un filin en pleine mer. Avec précision, mais jamais de raideur. Chaque mot semble avoir passé un test de vérité. Il ne fait pas dans l’envolée pour séduire. Il fait dans l’ajusté pour convaincre.
Et ça fait du bien.
Pas d’algorithme dans son discours. Pas d’automatisme. On sent l’humain, l’effort, le travail. Il pense avec sérieux, mais jamais avec prétention. Il a ce mélange d’assurance et de modestie qu’on retrouve chez ceux qui savent douter… mais avancent quand même.
Ce qu’il a vu, ce qu’il sait
Il a traversé les étages du pouvoir. De la PME publique aux couloirs des ministères. Il sait ce qu’est un rapport qu’on lit. Il sait ce qu’est une recommandation qu’on applique. Il sait surtout où le politique cale, où le fonctionnaire fatigue, où le citoyen décroche.
Il ne veut pas qu’on subisse l’État. Il veut qu’on le comprenne. Qu’on le repense. Qu’on le réarme. Il le dit sans effets spéciaux : il faut un sursaut. Pas un sursaut d’image, un sursaut de structure. D’efficacité. D’autorité saine. D’inspiration concrète.
La suite ?
Difficile à dire. Et c’est tant mieux.
Il n’est pas dans la précipitation. Il n’est pas dans la petite carrière. Il trace un chemin de cohérence. Ce qu’on devine, c’est qu’il continuera à peser. Par les mots. Par les actes. Par les idées qu’il aura contribué à faire éclore.
Et puis… il y a chez lui une pudeur, aussi. Il ne cherche pas la lumière pour elle-même. Il cherche à éclairer.
Matthieu Hocque, c’est ce genre de profil qu’on voit rarement. Parce qu’il ne fait pas de bruit pour rien. Parce qu’il croit à la parole tenue. Parce qu’il pense que le sérieux n’est pas un défaut. Parce qu’il refuse de choisir entre la hauteur de vue et la précision des pieds dans la glaise.
Et rien que ça, aujourd’hui, ça mérite d’être dit.
Religion, vie personnelle...et derrière les tribunes, quelle part reste à l’abri ?
On ne sait pas tout. Et c’est bien comme ça.
La religion ? Il ne dit rien. Pas un mot, pas un signe. Rien qui s’affiche, rien qui déborde. Et ça force un certain respect. Dans une époque où tout se raconte, où tout se commente, lui choisit le silence. Pas par gêne. Par pudeur. C’est son jardin, et personne ne vient y cueillir ce qu’il n’a pas semé en public.
La vie personnelle ? Pareil. Fermée à double tour. Pas de story dégoulinante, pas de selfie tous les deux jours avec des hashtags faussement spontanés. Rien qui cherche l’effet. Sur son compte Instagram, quelques images discrètes, parfois un voyage, parfois une lumière douce sur un visage à moitié dans l’ombre. Mais jamais plus. Ce qu’il montre, c’est choisi. C’est rare. Et c’est toujours mesuré.
Pas de mise en scène, pas de besoin de prouver quoi que ce soit. Il avance, il construit, il partage ses idées… mais jamais ses petits-déjeuners.
On sent une éducation classique. Sûrement solide. Le genre de cadre familial où on apprend à dire bonjour, à écouter avant de parler, à ne pas s’étaler. Et ça, on le devine dans son attitude. Cette manière de toujours peser ses mots, de ne jamais en faire trop. De laisser les questions personnelles là où elles doivent rester : dans l’intimité.
Certains cherchent l’exposition. Lui, il semble cultiver la verticalité tranquille. Pas besoin de raconter sa vie pour qu’on l’écoute. Il sait que ce qui compte, c’est ce qu’on fait, pas ce qu’on montre. Et ça, franchement, c’est rare.
Alors oui, on ne saura peut-être jamais s’il croit, s’il aime, s’il rêve la nuit. Mais on sait qu’il trace un chemin. Calme. Déterminé. Sans bruit inutile.
Et c’est parfois plus fort que tous les récits.
Le suivre sur Instagram
On pourrait fouiller un peu. Gratter les réseaux. Jeter un œil curieux sur son compte Instagram, où tout est soigneusement choisi, filtré, rare. Rien d’excessif. Rien d’exposé. Juste ce qu’il faut pour comprendre : ici, on contrôle la lumière.
Sa bio insta:
🏛🇫🇷Politiques publiques @lemillenaire_thinktank
Il travaille sur les politiques publiques. Pas depuis une tour d’ivoire. Depuis Le Millénaire, un think tank qui pense vite, mais creuse loin.
🎙Vu sur @cnews @franceinfo et @lciofficiel
Ces médias-là ne l’invitent pas pour meubler. Ils l’invitent parce qu’il a quelque chose à dire. Clair. Net. Posé. Sans tapage.
Matthieu ou Mathieu, quelle est la bonne orthographe de son prénom?
C'est Matthieu avec 2 T!
Comment suivre Matthieu Hocque sur Linkedin?
👉 Découvrez le parcours de Matthieu Hocque sur LinkedIn, c’est plutôt inspirant, vraiment.
Quelle est l'origine et la signification du prénom Matthieu ?
Matthieu vient de l’hébreu Mattityahû, qui signifie littéralement « don de Dieu ». Un prénom court, solide, sans fioritures, mais qui porte en lui quelque chose de grand. Dans la tradition chrétienne, Matthieu, c’est l’un des douze apôtres, l’ancien collecteur d’impôts devenu évangéliste. Un homme qui change de cap, qui tourne la page pour écrire une autre histoire. Et le prénom garde cette empreinte : quelque chose de précieux offert sans bruit, un signe qu’on est là pour une raison.
Le nom de famille de ses parents Hocque est-il répandu ?
Le nom de famille Hocque n’est pas très répandu en France. On le croise surtout dans le Nord et l’Est, parfois en Belgique, un peu comme un écho venu d’un vieux terroir picard ou flamand. Il pourrait venir d’un ancien prénom ou d’un sobriquet, peut-être même d’un mot germanique comme hok, qui évoquait une butte, une hauteur… ou un caractère bien campé.
Bref, un nom rare, presque confidentiel, mais qui garde une sonorité solide, rustique, ancrée. Il n’est pas partout, mais quand il apparaît, il accroche. Un peu comme ces objets qu’on retrouve dans les greniers : on ne les voit pas souvent, mais ils racontent des histoires.
Il y a, dans le parcours professionnel de Matthieu Hocque, quelque chose qui dépasse le simple CV. Un fil tendu entre les années formatrices et les convictions d’aujourd’hui. Entre les questions qui le traversent et celles que notre époque nous balance en pleine figure.
Il avance avec la mémoire des générations passées. Pas pour les imiter, mais pour les comprendre. Pour écouter ce qui, dans leur silence, résonne encore. Leur rigueur, leur retenue, leur manière de bâtir sans bruit. Il ne les copie pas. Il les prolonge, autrement.
Mais il sait aussi que les défis du siècle, eux, ne s’annoncent pas à pas feutrés. Crises de confiance, tensions d’identité, menaces sur les institutions, fatigue démocratique… Autant de failles qu’il scrute, non pour les fuir, mais pour y glisser des idées neuves, solides, utiles.
Sa vision du monde ? Elle est nette. Pas figée. Pas naïve non plus. Juste ancrée. Ancrée dans le réel, dans le besoin de penser autrement, dans le courage de dire sans hurler. C’est un regard qui tente, par les mots, de réparer ce qui a été tordu.
Et derrière cette rigueur tranquille, il y a aussi une identité culturelle. Une origine, celle de Matthieu Hocque, qui ne s’affiche pas sur des pancartes, mais qui se sent. Un ancrage quelque part entre Nord et Est, entre héritage discret et volonté d’agir. Il n’en fait pas un étendard. Il en fait un socle.
Alors oui, on pourra continuer à suivre la carrière de Matthieu Hocque comme on suit une ligne claire. Pas celle qui brille le plus. Mais celle qui, à force de cohérence, pourrait bien devenir un repère. Une ligne de force dans un monde un peu flou.
Parce qu’au fond, Matthieu, ce n’est pas seulement un prénom. C’est une manière d’habiter le présent avec le sérieux de ceux qui n’ont pas oublié le passé, et l’audace de ceux qui prennent la suite.
Sans tambours. Mais avec boussole.
À propos de Salima Bachar
Salima Bachar est autrice pour La Maison des Sultans. Elle écrit avec la mémoire du sable, la douceur des rituels anciens et la richesse des secrets glissés entre les fêtes lumineuses et les rêves qui veillent. Beauté, bien-être, maison, voyages… Ses textes célèbrent les gestes discrets, les traditions vivantes et les symboles qui traversent le temps. Entre matières naturelles et récits sensibles, sa plume relie l’intime à l’universel, avec une voix sensorielle et profonde.
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